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Un jeune homme ayant exercé précédemment le métier d’escort-boy : « C’est une occupation tout à fait ordinaire. »

Plus d’une centaine d’individus ont sollicité ses services afin de bénéficier d’une oreille attentive, d’expériences intimes ou même pour se faire passer pour un petit-ami fictif. Ayant exercé en tant qu’escort-boy  pendant une période de deux ans, il partage son témoignage.

Ayant quitté le domaine de l’escorting en septembre 2022, il a opté pour un témoignage anonyme concernant son parcours singulier.

Bien qu’il ne ressente plus de « honte » par rapport à son passé, il préfère sauvegarder son image aux yeux de sa famille et de son nouvel emploi. Peu sont au courant de son expérience en tant qu’escort-boy pendant deux ans.

Ce choix de vie l’a conduit à des rencontres inattendues et à une lucrative rémunération en offrant à de nombreux clients des services à la fois intimes et affectifs.

« Répandre la bienveillance autour de soi »

Après avoir complété ses études en droit, c’est lors d’un séjour à Dubaï qu’il a réalisé que certains hommes étaient disposés à payer pour partager des moments intimes avec lui. À l’âge de 25 ans, cette idée ne lui avait jamais traversé l’esprit. « Au départ, j’étais un peu réticent », avoue-t-il.

Malgré cela, il s’est laissé tenter. Pour lui, cela représentait une opportunité de gagner de l’argent de façon plus aisée en « profitant de moments agréables », plutôt que d’accepter un emploi exigeant « 9 heures à 22 heures pour 1 300 euros » après sept années d’études. Il a également vu en cela un moyen d’interagir socialement de manière significative.

« Le bonheur des individus est lié à l’expérience intime et à la connexion humaine. D’une manière ou d’une autre, tu contribues positivement à ton environnement. Cela s’avère profondément gratifiant, car tu croises des âmes magnifiques, tu élargis tes horizons et tu découvres parfois des lieux enchanteurs. »

« Rémunéré pour être un ami sincère »

Profondément centré sur l’aspect humain, bien loin de la majorité de l’ensemble des escortes qu’il qualifie de « machines à profit et à plaisir », le jeune homme a tendu une oreille compatissante envers ceux qui souffraient de solitude et de manque d’affection.

Avec son tout premier client, un homme marié dans la cinquantaine, il n’a jamais été question de relations intimes ni de contacts physiques. Leur interaction était exclusivement basée sur la compagnie et l’écoute.

« C’était une personne en quête d’évasion, de divertissement, de relâchement. Il désirait de la compagnie. Il m’a rémunéré pour que je joue le rôle d’un ami plus jeune de trente ans, avec qui il pouvait expérimenter tout ce qu’il ne partageait pas avec sa famille. Cette relation s’est étendue sur une période de six mois, et il m’a toujours affirmé que sa conjointe était au courant. »

« Nous sommes indéniablement des conseillers psychologiques »

Il emporte avec lui des centaines de confidences qui resteront à jamais confidentielles. Il s’agit des secrets de ses clients, dont « environ 80 % » cachaient leur homosexualité et menaient une existence extrêmement complexe.

« J’ai accompagné de nombreux athlètes de haut niveau, des individus impliqués dans le trafic de stupéfiants, tous ceux dont les désirs étaient étouffés par leur statut public. »

« J’ai également eu l’opportunité d’accompagner des individus en situation de handicap, qui cherchaient à regagner confiance en eux, ainsi que des personnes âgées de 80 ans en quête de conversations. En réalité, nous jouions le rôle de conseillers psychologiques. »

Une autre occasion mémorable fut cette soirée où il a endossé le rôle de petit-ami pour un homme hésitant à assister à un dîner d’anniversaire en tant que célibataire, entouré d’amis en couple. « Il m’a fourni une liste d’informations pour que je puisse me familiariser avec sa situation », se remémore-t-il.

« 50 euros par heure pour accompagner, 150 euros pour partager des moments intimes »

Pour sa simple présence, il facturait 50 euros par heure. Les frais engagés pour les déplacements et les sorties demandées par les clients étaient également à leur charge. Un massage était tarifé à 80 euros par heure, tandis qu’un rapprochement intime était évalué à 150 euros. Ces montants conséquents ne posaient aucun problème à certains hommes fortunés. « J’ai passé des nuits au Georges V à Paris, j’ai séjourné dans des palaces à Dubaï, j’ai visité des résidences de joueurs de football, et j’ai accumulé une collection de sacs de luxe… », raconte l’ancien escort-boy.

« Mes limites étaient claires »

Souvent réduit à « un objet sexuel et rien d’autre », il a été confronté à des demandes d’ordre sexuel plutôt… inhabituelles. On lui a notamment proposé des sommes astronomiques, atteignant 3 000 euros, pour qu’il accepte de participer à des pratiques scatologiques ou urologiques, propositions qu’il a catégoriquement refusées. « Mon corps est ma propriété. Je n’étais pas disposé à tout faire, car je tenais à mon bien-être. Mes choix étaient réfléchis, et je décidais avec qui et quoi j’étais prêt à réaliser. Certains clients souhaitaient des pratiques violentes, un individu avait même évoqué un scénario de viol… Cependant, je n’ai jamais franchi ces limites. »

« Rompre avec cette situation est extrêmement difficile »

À certaines occasions, il répondait aux besoins de jusqu’à 10 clients par jour. En somme, il a « assisté » plus d’une centaine de résidents de sa ville, engrangeant un gain de plus de 50 000 euros. Bien qu’il soit content d’avoir tourné la page de ce chapitre, il n’éprouve « ni regret ni le sentiment de se salir ».

« J’ai ressenti le besoin de me stabiliser, de mettre fin à mes déplacements fréquents en ville pour des rendez-vous, et d’abandonner la routine de prendre 10 douches par jour. À 25 ans, j’étais plein de jeunesse et d’énergie, mais aujourd’hui mes aspirations ont évolué. »

Le jeune homme admet également que « sortir de cette situation est très complexe » : « Les gains sont considérables et faciles par rapport aux schémas traditionnels du marché de l’emploi. Prendre la décision d’arrêter a été difficile pour moi. »

À présent, il conserve des aspects positifs de cette expérience : « de belles rencontres, une bonne rémunération et des moments de plaisir ». Néanmoins, il ne souhaite pas idéaliser cette période.

« Ce n’est ni fantastique ni épouvantable, mais à mon avis, c’est une profession comme une autre, qui serait nettement améliorée si elle était réglementée par la loi », conclut-il avec conviction.

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