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Escorte versus Prostitution: Comprendre la Différence

“Escorte” non pas “Prostituée”

On parle alors d’escort girls et non de prostituées. Ces termes font désormais partie du langage courant, tout comme “call girl”, mais que signifient-ils vraiment ? Dans le domaine du travail du sexe, être une escorte est souvent associé à une image plus élégante et sophistiquée.

Contrairement à une prostituée typique qui sollicite des clients dans la rue, une escorte opère plus discrètement. Les clients les contactent via des agences en ligne ou par téléphone. Soit ils rencontrent le client dans un lieu de leur choix, soit ils l’accueillent dans leur propre espace, soit ils l’accompagnent ailleurs.

La nature des services fournis varie également. Comme le terme « escorte » l’implique, leur rôle principal est de fournir de la compagnie. Que ce soit pour des événements sociaux, des activités de loisirs ou des voyages, une escorte agit comme accompagnatrice du client. Bien que des activités sexuelles puissent avoir lieu, elles ne sont pas obligatoires, bien qu’elles soient relativement courantes.

Selon une travailleuse du sexe interrogée par la publication ‘Prostitution et Société’ (n°153), ‘La différence entre une escorte et une prostituée, c’est que la première passe son temps avec un seul client. C’est une question de classe. Vous n’inviteriez pas une prostituée de rue dans un restaurant.

“Prostitution de luxe”

Cette différence se retrouve aussi dans l’image d’une escort girl. Le port de tenues extrêmement provocantes ou vulgaires est évité. L’accent est mis sur des qualités au-delà de la simple apparence, telles que s’engager dans des conversations et posséder un certain niveau de connaissances générales. C’est pourquoi les étudiants et les diplômés prospèrent souvent dans cette industrie.

Les tarifs pratiqués pour les services d’escorte sont également à un niveau différent. Alors que la prostitution a tendance à faire baisser les prix en raison de la concurrence, certaines escortes exigent des sommes astronomiques pour leurs services.

“Femmes de l’Industrie du Plaisir”

Malgré les discours évoquant un gain d’argent “facile”, les conditions de travail pour ces travailleuses du sexe ne sont guère enviables. “Nous sommes constamment soumises à la pression de rester minces, car chaque kilo en trop devient sujet de discussions sur les forums Internet. Même lorsqu’on tombe malade, nous sommes insultées car nous ne sommes plus disponibles au moment précis où certains messieurs le souhaitent. Un objet ne peut pas tomber malade” (Prostitution et Société, n°153).

Cependant, cela n’effraie pas les clients, qui, s’ils en ont les moyens, préfèrent s’offrir les services des escorts. Un témoignage publié sur le site Madmoizelle rapporte une expérience d’un client qui en a tiré un bilan plutôt positif. Il décrit le processus de sélection basé sur des photos, des commentaires laissés par d’anciens clients, ainsi que des spécifications plus ‘techniques’ telles que les mensurations, l’âge, les langues parlées, la boisson préférée, et bien sûr, l’ouverture d’esprit concernant les actes sexuels pratiqués.

Le sexe occupe une place centrale dans cette profession. Le même client vante “l’évidente expertise dans l’art de procurer du plaisir masculin et la sublime maîtrise de certains actes sexuels” de l’escorte avec qui il a fait affaire. Le sexe reste l’éternel pilier de cette activité.

Le monde discret des étudiants escort-boys

La possibilité de gagner rapidement de l’argent, de concilier travail et études, de faire des rencontres et de se construire un réseau de qualité… Pour certains jeunes hommes en études supérieures, dont la jeunesse est très prisée dans le domaine de l’accompagnement en ligne, les motivations de proposer des services tarifés varient. Il s’agit d’une activité temporaire, tout en étant confrontée au tabou de la prostitution.

Vêtu d’une chemise colorée et tenant une pochette d’ordinateur, le visage juvénile, Mathieu se fond parfaitement dans le décor du jardin du Luxembourg, en plein cœur du quartier étudiant de la capitale. Qui pourrait deviner qu’une heure plus tard, cet étudiant en master de marketing se rendra chez un client du 4e arrondissement pour y passer la nuit ? Il a ce type de rendez-vous environ trois fois par semaine.

Comme lui, d’autres étudiants en médecine, en mathématiques ou encore en sciences politiques choisissent, pendant leur formation, de pratiquer l’accompagnement rémunéré. Ils sont payés par des clients en échange de services sexuels, plusieurs fois par mois ou par semaine. La plupart de ces rencontres se font en ligne, sur des plateformes spécialisées et des applications de rencontres. Le client, généralement un homme, contacte l’étudiant via son profil en ligne. Quelques échanges de messages, parfois d’éventuelles photos, et les modalités du service sont définies. Le rendez-vous est fixé.

Jeunes et séduisants

L’ampleur de ce phénomène est difficile à quantifier, principalement en raison de l’absence de statistiques. De plus, cette activité est stigmatisée et difficile à revendiquer, tant pour les travailleurs que pour les clients, surtout depuis la criminalisation de ces derniers en 2016.

Cependant, ce phénomène n’est pas une illusion, c’est une réalité, comme l’affirme le sociologue Vincent Rubio, spécialiste de la prostitution masculine. Agathe, membre de l’association belge Alias engagée dans la prévention des risques liés au travail du sexe, confirme que la présence d’étudiants accompagnateurs n’est pas anecdotique : “Nous savons qu’ils sont nombreux à se prostituer.”

Parmi ces jeunes hommes, tous ne se sentent pas contraints de recourir à la prostitution pour survivre. “Ils proviennent de classes moyennes et supérieures, et il y a même un certain nombre d’individus issus de bonnes familles”, constate Vincent Rubio. À 22 ans, Mathieu l’assume pleinement : “Je fais cela parce que j’en ai envie, je ne suis pas cipf-es.org contraint. Je ne le fais pas en me disant ‘sinon je ne pourrai pas me nourrir ou payer mon loyer’.” Il est loin du cliché du jeune homme démunis se prostituant contre son gré pour échapper à la misère. Les motivations de ces étudiants sont ailleurs.

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